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David Jang, pasteur — Méditation biblique sur la transmission de la foi et l’espérance de la patrie céleste à travers ses sermons à Olivet University

noothername 2026. 5. 14. 10:43

David Jang

 

 

 

 

Lorsque l’on se tient devant « La Vocation de saint Matthieu » du Caravage, ce que l’on interroge avant même la lumière, c’est la direction. La lumière qui traverse les ténèbres ne s’arrête pas sur la personne qui paraît la plus convenable ; elle s’étend vers un lieu inattendu. Pourquoi cet homme ? Pourquoi cet instant ? L’Évangile commence toujours en ébranlant silencieusement l’ordre établi par les hommes. La grâce de Dieu ne descend pas l’échelle des mérites humains ; elle appelle l’être humain selon le chemin que Dieu lui-même a fixé.

 

La foi que les sermons du pasteur David Jang, fondateur d’Olivet University aux États-Unis, font apparaître dans le courant d’Hébreux 11 est de cet ordre. La foi n’est pas une émotion qui se referme sur la décision d’un seul homme ; elle est une vie qui se souvient de la bénédiction reçue, la transmet à la génération suivante, porte du fruit dans l’amour et le pardon au lieu même de la blessure, et marche enfin vers l’espérance de la patrie céleste. Ainsi, cette méditation biblique n’est pas simplement une explication de personnages bibliques ; elle devient une intuition théologique qui nous demande ce que nous considérons aujourd’hui comme précieux. La foi ne consiste pas à imaginer vaguement un monde invisible ; elle consiste à se souvenir de ce que Dieu a déjà accompli et à faire de la promesse encore à venir le critère du présent.

 

Quand la grâce gardée en mémoire permet de supporter l’épreuve

La foi d’Abraham n’est pas née soudainement d’un héroïsme spontané. Il était un homme qui avait déjà fait l’expérience du Dieu qui donne la vie là où son propre corps et le sein de Sara semblaient comme morts. C’est pourquoi, devant l’épreuve qui lui demandait d’offrir Isaac, il ne s’est pas contenté de regarder une réalité apparemment arrivée à son terme. En pensant au Dieu capable de ressusciter même les morts, il a pu obéir à un commandement incompréhensible.

 

Ici apparaît clairement la racine de la foi. La foi n’est pas un optimisme vague ; elle est la grâce gardée en mémoire. Celui qui n’oublie pas comment Dieu l’a soutenu dans le temps déjà parcouru ne s’effondre pas facilement devant l’épreuve présente. Les tests de Dieu ne sont pas des tentations destinées à détruire l’être humain, mais une sainte balance qui révèle ce qui est réellement vivant en nous. Le lieu de l’épreuve peut donc mettre au jour l’absence de foi, mais il révèle aussi à quelle profondeur le souvenir de la grâce a été planté.

 

Cette foi se transmet à Isaac. Si, sur le mont Morija, Abraham a manifesté la foi qui offre, Isaac, lui, montre la foi de l’obéissance. Il n’a pas résisté et ne s’est pas enfui. Pourtant, la foi d’Isaac que retient l’épître aux Hébreux ne se limite pas à la grandeur de cet instant. Elle est aussi la vie par laquelle il a béni Jacob et Ésaü au sujet des choses à venir, c’est-à-dire une vie qui a transmis à la génération suivante la grâce reçue. La foi ne s’approfondit véritablement que lorsqu’elle ne s’arrête pas au fait d’avoir reçu la grâce, mais permet à cette grâce de se poursuivre dans l’histoire.

À cet endroit, le sermon adresse aux familles et aux communautés d’aujourd’hui une question silencieuse, mais aiguë. La foi ne se transmet pas seulement par des paroles. Les enfants apprennent d’abord, plus que les explications de leurs parents, ce que ceux-ci craignent et ce qu’ils considèrent comme précieux. La transmission de la foi ne consiste pas à répéter des phrases religieuses, mais à montrer par sa vie le poids de la bénédiction.

 

L’éternité qui chancelle devant un plat de lentilles

L’histoire d’Ésaü et de Jacob nous demande vers quoi le regard de la foi doit se tourner. Devant la faim, Ésaü a méprisé son droit d’aînesse. Un plat de lentilles paraît peu de chose, mais à cet instant, dans son cœur, la faim du présent était devenue plus grande que la bénédiction à venir. Le lieu où la foi s’affaiblit se révèle souvent non pas d’abord dans une grande déclaration d’apostasie, mais dans une petite transaction où l’on échange ce qui est éternel contre un besoin immédiat.

 

À l’inverse, la foi accorde plus de poids à la gloire à venir qu’au manque présent. Les « choses à venir » ne sont pas une simple information sur l’avenir. Elles sont le regard de l’Évangile qui enseigne au croyant ce qu’il doit tenir fermement dans sa vie. Ne pas brader ce qui est éternel à cause des manques d’aujourd’hui : telle est une attitude essentielle de la foi. L’obéissance peut parfois ressembler à une perte, mais pour l’homme de foi, le critère de la perte et du gain n’est pas le présent, mais la promesse.

 

Le pasteur David Jang souligne avec acuité, dans ce passage, le lieu où la transmission de la foi s’effondre. Lorsque l’on considère avec légèreté le poids de la bénédiction et que, dans des choix privés de sainteté, l’on se mêle trop facilement au monde, la foi cesse d’être le chemin de l’alliance pour se réduire à une préférence personnelle. Bénir ses enfants ne signifie pas leur laisser de belles paroles. Cela signifie témoigner par toute sa vie de la valeur inestimable de la bénédiction de Dieu. Sommes-nous en train de transmettre le confort, ou bien le poids de la foi ?

L’amour aussi doit être relu à cette lumière. L’amour n’est pas un sentiment lâche qui laisse l’autre faire tout ce qu’il veut ; il est une responsabilité sainte qui aide l’autre à tenir pour précieuse la bénédiction donnée par Dieu. L’héritage de la foi est donc doux, mais jamais léger. Il est un entraînement du cœur qui apprend à regarder au-delà de la satisfaction immédiate, vers les choses à venir.

 

L’ordre du ciel descendu sur deux mains croisées

La dernière scène de Jacob manifeste clairement le renversement de l’Évangile. Même affaibli au point de devoir s’appuyer sur son bâton, il croise ses mains au moment de la bénédiction finale. Sa main droite se pose sur Éphraïm, le plus jeune, et sa main gauche sur Manassé, l’aîné. Joseph tente de corriger ce geste, mais Jacob ne change pas ses mains.

 

Selon l’ordre du monde, ce sont des mains mal placées. Mais dans le royaume de Dieu, ces mains croisées disent au contraire la vérité. Le monde qui repose sur ces mains est celui où le grand sert le petit, où les premiers reculent, où la grâce parle avant le mérite. La grâce n’est pas une force qui approuve les hiérarchies humaines ; elle est la manière dont Dieu redresse un ordre incliné vers l’orgueil. Ce que nous appelons naturel ou évident n’est pas toujours identique à la volonté de Dieu.

 

Cette scène éclaire aussi d’une manière nouvelle le sens de la repentance. La repentance n’est pas seulement un instant religieux où l’on verse des larmes. Elle consiste à abandonner l’ordre des rangs, des calculs et des évidences auquel nous nous accrochions, pour recevoir l’ordre de Dieu. La foi n’est pas l’attachement obsessionnel à préserver sa propre place ; elle est l’humilité qui confesse que lorsque la main de Dieu se déplace autrement que nos calculs, ce mouvement demeure bon. C’est lorsqu’il s’abaisse ainsi que l’être humain voit enfin le monde nouveau ouvert par l’Évangile.

 

Les mains croisées de Jacob ne sont pas l’erreur d’un corps vieillissant, mais le signe qui témoigne de la direction du royaume de Dieu. Sur ces mains se trouve la grâce qui met en avant le plus petit, l’amour qui donne aussi une récompense à celui qui est venu plus tard, la volonté de Dieu qui transforme en abaissement le désir de s’élever. La foi s’approfondit lorsque, devant le choix de Dieu, nous ne nous obstinons pas dans nos propres critères, mais faisons confiance à sa bonté.

 

L’espérance de la patrie céleste qui s’ouvre au terme des larmes

Lorsque l’on arrive à la vie de Joseph, la conclusion de la foi s’approfondit dans la réconciliation et le pardon. Il a été jalousé à cause de sa tunique multicolore, jeté dans une citerne, vendu comme esclave. Dans sa vie étaient gravées de profondes injustices et blessures. Pourtant, Joseph n’a pas fait du mal commis par ses frères la dernière phrase de son existence. Il a confessé que Dieu avait changé ce mal en bien.

 

Cette confession ne signifie pas que la souffrance était petite. Elle signifie qu’il croyait à la souveraineté de Dieu, plus grande que la souffrance. Les larmes de Joseph ne sont donc pas des larmes de défaite, mais des larmes d’amour qui dépassent la rancune. L’Évangile n’est pas une force qui efface le passé ; il est la puissance qui permet de relire le passé dans la lumière de Dieu. Le dessein de Dieu, qui transforme même le mal en bien, n’est pas un destin froid, mais une providence d’amour.

 

Ici, le pardon devient non pas oubli, mais interprétation par la foi. Il ne s’agit pas de faire comme si la blessure n’avait jamais existé, mais de l’empêcher de devenir le maître de ma vie. Joseph n’a pas rendu léger le péché de ses frères ; il a tenu plus profondément encore à cette vérité : Dieu est plus grand. Sa réconciliation ne provient donc pas d’une faiblesse émotionnelle, mais de la force de la foi.

 

Le sermon du pasteur David Jang trouve finalement la dernière direction de la foi dans l’espérance de la patrie céleste. Même au seuil de la mort, Joseph n’a pas enfoui son cœur en Égypte. Son testament demandant que ses os soient emportés vers la terre promise témoigne silencieusement de la destination vers laquelle doit tendre la fin de la foi. L’espérance ne consiste pas à s’installer dans le confort présent ; elle consiste à regarder jusqu’au bout vers la terre promise par Dieu.

 

Ainsi, la question que laisse ce sermon n’est pas simple. Est-ce que je vis en tenant fermement le plat de lentilles placé sous mes yeux, ou bien est-ce que je prépare l’héritage de la foi en regardant vers les choses à venir ? Suis-je quelqu’un qui se souvient davantage de ses blessures, ou quelqu’un qui garde plus profondément en mémoire la main de la grâce ? La foi ne s’achève pas dans la possession de la bénédiction reçue. Elle se poursuit dans la transmission de cette bénédiction, s’approfondit dans l’amour qui réconcilie, s’accomplit dans le pardon, et demeure tournée jusqu’au bout vers la patrie céleste. Seul celui qui se tient sur ce chemin devient un canal de bénédiction qui dépasse sa propre vie et s’écoule jusqu’à la génération suivante.

 

Cette question retient longtemps la foi d’aujourd’hui. Nous comprenons souvent la foi seulement comme un instrument qui nous délivre de la crise, mais la Bible témoigne que la foi est une force qui édifie la génération suivante, accueille l’ennemi comme un frère et se met en route vers une patrie encore étrangère. Ainsi, la véritable obéissance consiste à se reconstruire soi-même non dans l’étroitesse d’un instant, mais dans le long temps de la promesse. Finalement, le chemin de la foi est un long pèlerinage qui commence par le souvenir de la grâce passée, traverse l’obéissance présente et s’ouvre vers l’espérance future. 

 

 


www.davidjang.org 

 

DAVID JANG - Founder, International President of Olivet University

 

www.davidjang.org

 

 

Le Dr David Jang a annoncé l’Évangile dans diverses régions du monde à travers le ministère missionnaire sur le terrain et le ministère des médias numériques. Les fruits de ce ministère ont permis de former de nombreuses personnes engagées dans le Grand Mandat. Sur la base de cette vision missionnaire, Olivet a d’abord vu le jour comme une petite école d’église destinée à la formation de missionnaires. Par la suite, afin d’offrir une formation théologique plus structurée et de former des talents missionnaires, l’Olivet Theological College and Seminary a été fondé en 2000 à Los Angeles et à Séoul.

 

Au fur et à mesure que l’école se développait, le Dr Jang a officiellement fondé Olivet University à San Francisco en 2004. Dans l’environnement diversifié et dynamique de San Francisco, Olivet a progressivement élargi ses domaines d’enseignement, en partant de la théologie pour inclure également la musique, le journalisme, l’art et le design, ainsi que la technologie. L’université a également renforcé ses capacités éducatives en recrutant des professeurs, dont le Dr William Wagner, et en 2005, elle a déménagé sur l’ancien campus d’extension du centre-ville de l’UC Berkeley, consolidant ainsi davantage ses fondations en tant qu’université.

 

En 2006, afin de se consacrer davantage au ministère missionnaire, le Dr Jang a transmis la présidence de l’université au Dr David James Randolph et a dirigé le ministère missionnaire mondial en tant que président international. Par la suite, Olivet University a obtenu une accréditation institutionnelle en 2009. En ajoutant un collège d’enseignement des langues et une école de commerce, ainsi qu’en élargissant ses programmes diplômants et ses relations de coopération internationale, l’université a continué à se développer en tant qu’institution chrétienne d’enseignement au service de la mission mondiale.

 

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